Musée Grévin : vols, ratés et surprises… 10 anecdotes étonnantes

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Depuis plus de 140 ans, le musée Grévin captive Paris avec ses statues de cire. Pourtant, derrière les sourires impeccables et les poses iconiques se cachent des histoires folles : vols de statues, ratages célèbres, frissons nocturnes ou surprises orchestrées par les stars elles-mêmes. Voici 10 anecdotes étonnantes qui prouvent que, même figées dans la cire, les célébrités savent faire parler d’elles.

Antoine Griezmann pose aux côtés de sa statue de cire au Musée Grévin
Antoine Griezmann pose aux côtés de sa statue de cire au Musée Grévin

Une idée journalistique à l’origine du musée
Le musée Grévin ouvre ses portes le 5 juin 1882 grâce à Arthur Meyer, directeur du journal Le Gaulois. À une époque où la photo de presse est encore rare, il veut montrer à ses lecteurs le vrai visage des célébrités dont on parle tous les jours. Inspiré par Madame Tussauds à Londres, il s’associe au talentueux caricaturiste Alfred Grévin, dont le nom reste gravé dans l’histoire de ce lieu unique.

Les enlèvements rocambolesques de statues
Au fil des ans, plusieurs figurines ont été « kidnappées » par des activistes ou des plaisantins. En 1980, celle de Georges Marchais, leader communiste, atterrit au zoo de Vincennes parmi les ours, avec un mot ironique : « Nous l’avons ramené parmi ses frères ». Valéry Giscard d’Estaing fut promené en side-car par des motards furieux, et François Mitterrand revendiqué par un mystérieux « Groupe révolutionnaire enragé et vindicatif ».
Le 2 juin 2025, trois militants de Greenpeace ont dérobé la statue de cire d’Emmanuel Macron au musée Grévin. Déguisés, ils l’ont sortie discrètement sous une couverture puis déposée devant l’ambassade de Russie à Paris pour dénoncer les liens économiques franco-russes. Le musée a porté plainte pour vol aggravé. Deux activistes ont été interpellés et mis en examen. La statue a été restituée intacte quelques jours plus tard. Un nouvel épisode dans la longue série des « enlèvements » militants du Grévin.

La baignoire authentique de Marat
Parmi les scènes les plus impressionnantes représentées dans le musée, figure l’assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday en 1793. Ce qui rend ce tableau saisissant, c’est la présence de la véritable baignoire dans laquelle le révolutionnaire fut poignardé. Cette relique historique, combinée à la statue de cire hyperréaliste, crée un effet troublant entre passé tragique et illusion parfaite.

Six mois pour un double de cire parfait
Fabriquer une statue demande un travail titanesque : plus de 600 photos, une centaine de mesures précises (y compris la longueur des cils ou le diamètre des pupilles), et l’intervention d’une quinzaine de spécialistes. Yeux en verre soufflé, dents sur mesure, maquillage… Une tradition veut que la personnalité offre elle-même une tenue complète pour habiller son double. Le coût moyen de fabrication oscille entre 40 000 et 60 000 euros par personnage.

Des vrais cheveux, implantés un par un
Pour rendre les statues du musée Grévin encore plus réalistes, les artisans utilisent de vrais cheveux humains (souvent collectés dans des salons de coiffure). Un implanteur les pose minutieusement un par un dans la cire encore tiède, avec un outil fin, en reproduisant exactement la texture, la couleur et même les épis naturels. Selon la coiffure, cela représente jusqu’à 250 000 voire 500 000 cheveux par tête ! C’est ce détail qui donne aux figures leur aspect incroyablement vivant, des cils aux sourcils en passant par la barbe ou la chevelure.

Un musée effrayant la nuit
La nuit, quand les lumières s’éteignent et que le silence s’installe, le musée Grévin devient un lieu étrangement oppressant pour les gardiens de sécurité. Entourés de plus de 250 statues de cire ultra-réalistes figées dans des poses naturelles, ils ont souvent l’impression que les regards les suivent ou que les figures bougent imperceptiblement dans l’ombre. Les couloirs sombres, les reflets dans la salle des miroirs et les scènes historiques dramatiques (comme l’assassinat de Marat) amplifient le malaise. Beaucoup de gardiens témoignent d’une sensation de malaise constant, comme si les « personnalités » veillaient sur eux… ou les observaient. Un frisson bien réel dans ce temple de l’illusion !

Johnny Hallyday, l’idole aux multiples visages de cire
Johnny Hallyday est l’un des cas les plus emblématiques du musée Grévin : depuis son entrée en 1963 (à seulement 20 ans, une première pour une jeune star), il a été représenté à plusieurs reprises à différentes étapes de sa vie. Au fil des décennies, plusieurs versions de sa statue ont vu le jour, certaines ayant suscité de vives critiques de la part des fans pour un manque de ressemblance frappant. En 2019, face aux remarques sur la version précédente jugée pas assez fidèle, le musée a décidé de créer une nouvelle statue, sculptée par Jean-Baptiste Seckler après neuf mois de travail secret. Cette refonte, avec Johnny en costume python, micro en main, jambes écartées et sourire rayonnant, visait à capturer plus précisément l’énergie et le charisme du rockeur.

Le cimetière secret des statues de cire
Dans les réserves parisiennes dorment environ 2000 statues. Quand une figure tombe en désuétude ou qu’une nouvelle vedette arrive, les anciennes sont stockées, restaurées ou mises en attente. Ce vaste entrepôt forme un fascinant cimetière des idoles passées, où anciens présidents, chanteurs d’hier et héros d’autrefois cohabitent dans l’ombre.

Le prank de Vianney
En mai 2025, peu après l’inauguration de sa statue de cire au musée Grévin le 27 mai, le chanteur Vianney a orchestré une surprise mémorable. Habillé et grimé à l’identique de sa figurine (même tenue, même guitare en main, même pose), il a pris la place de son double de cire dans le couloir où elle est exposée. Pendant plusieurs minutes, il est resté parfaitement immobile, les yeux grands ouverts, tandis que les visiteurs défilaient, prenaient des photos et commentaient cette statue “super réaliste” !

Dwayne Johnson : trop pâle pour être vrai…
En octobre 2023, lors de l’inauguration de sa statue de cire au musée Grévin à Paris, l’acteur américain Dwayne Johnson a été surpris de découvrir que son double était beaucoup trop pâle par rapport à sa vraie couleur de peau. Sur Instagram, il a posté une photo de sa statue de cire en ajoutant qu’il allait demander à son équipe de contacter le musée pour « mettre à jour » la statue, en commençant par corriger la couleur de peau. Il a ajouté qu’il passerait boire un verre avec « lui-même » la prochaine fois à Paris !
Le Grévin a reconnu l’erreur, a retravaillé la teinte de la peau et réinstallé la version corrigée quelques jours plus tard. L’incident a fait le buzz sur les réseaux sociaux !